The Voices : Psycho-Cat

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Ça y est le printemps arrive, le soleil pointe le bout de son nez, les examens aussi, les étudiants commencent à paniquer, à ne plus être réguliers dans leurs travails … Mais comment ne pas fêter ce début de saison avec UN SERIAL KILLER FOU QUI PARLE À CES ANIMAUX ? Attachez vos ceintures et prenez le dernier bout de LSD qu’il vous reste, c’est parti.

Synopsys

Jerry à des problèmes mentaux (oui, c’est un drame terrible). Mais Jerry n’en est pas moins un homme gentil ! Jerry travaille dans l’usine de la gentille ville de Milton, il a des gentils collègues et est amoureux de la gentille Fiona. Il rentre tous les soirs de son gentil petit pied-à-terre. Mais au lieu de passer des gentilles soirées comme les autres, le gentil Jerry préfère taper la discut’ avec son gentil chien Bosco, et son machiavélique chat Mr. Moustache. Tout est sous contrôle.

Une pure comédie d’humour noir et glauque. Pendant presque deux heures, Marjane Satrapi nous ballade dans un univers très réaliste mais complètement déjanté de par les problèmes mentaux de Jerry. Après Poulet aux Prunes et le merveilleux Persepolis, la réalisatrice nous entraîne dans le quotidien morbide d’un homme aux apparences ordinaires. En effet Jerry nous le dit et répète : « C’est un homme bien ! » (Bosco approves). Mais tiraillé par son côté obscur (représenté dans la personne de Mr. Moustache), Jerry se voit poussé au vice en permanence. Mr. Moustache essayant de l’amener vers sa « Vraie » Nature. Ce dernier tachant de persuader Jerry en de l’aspect misérable de sa vie, de son besoin de « Lâcher prise« , l’entraînant vers le côté Obscur de la force.

Critique du film

Alors que l’on sort de la séance. Nous aussi, spectateur, nous sentons tiraillés. D’un côté nous retrouvons un humour noir, cassant et assez « libérateur », ce qui est un immense point positif qui convaincra tous les amateurs du genre. Mais d’un autre côté cet aspect très bon est mis en scène dans une réalisation très banale. La réalisation n’apporte rien de spécial, hormis sur quelques aspects bien particulier du scénario, mais même ce dernier n’est tout de même pas si exceptionnel. L’aspect trop linéaire de la dramaturgie du film ternis ces points positifs et l’on reste malheureusement sur sa fin. Un humour décapant, doté de répliques exceptionnelles, mais qui ne sont les reflets que du dialogue du script, non de sa dramaturgie, le tout réalisé de manière banale.

Les acteurs quant à eux redonnent tout de même leurs lettres de noblesse au film. Ryan Reynolds rentre pleinement dans son rôle (quoique parfois en sur-jeux) et nous livre une interprétation efficace qui tient la route. Les autres personnages (tous très secondaires) sont tous aussi convainquant quand ils ne sont pas inutiles … Mais aucun d’eux ne vous marquera. Un seul personnage vous fera littéralement transcender : Mr. Moustache. Le chat est montré comme l’interprétation même du diable. Chacune de ses répliques, toutes plus cinglantes les unes que l’autre, vous fera passer l’humour de deux ivrognes métalleux borderline pour des blagues de maternelle.

La musique, elle, joue son rôle et apparaît uniquement pour nous montrer l’aspect idyllique de la vie de Jerry. Car rappelons-le, ce dernier est un homme bien et respecté. Tout est fait en sorte pour nous le montre, voir pour nous le rabâcher.

The Voices est un donc un film complètement barré sur plein d’aspect, et encore le terme est trop léger. Mais la banalité vient détruire ce film au potentiel exceptionnel. Alors que l’on aurait vu que la tuerie de Jerry ne s’arrête jamais, on nous stoppe dans notre élan et on reste sur notre fin. Même si l’on peut rire à gorge déployé pendant presque deux heures, c’est la déception qui à la fin reste en travers de cette dernière.

Ma note personnelle : 6/10

La bande-annonce du film ici