Reboot Les 4 Fantastiques (2015) : Une insulte en bonne et due forme

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Il y a 10 ans, le second film (reboot du premier opus de 1994) Les 4 Fantastiques sortaient. Bien que l’accueil fut mitigé, le film s’en sortit avec un score au box-office plutôt correct ainsi qu’en totalisant presque 2,5 millions d’entrées en France. Celui-ci eu même droit à un second opus en 2007, malheureusement beaucoup moins efficace. Aujourd’hui, la licence refait surface, pour se ré-enterrer encore plus profondément.

Apparté

Un petit mot tout d’abord avant de commencer. Au-bout-du-film.fr a souvent été accusé de « mauvaise foi » ou de « subjectivité » concernant certains articles. Ces derniers visaient en particulier des films à licence ou des adaptations comme Star Wars ou les adaptations Marvel ou DC Comics. Bien que les rédacteurs soient souvent appelés à parler en leurs noms propres, nous vous assurons aujourd’hui que la critique faîte aujourd’hui sera entièrement objective.

Résumé du film

On commence donc par nous présenter le jeune Red Richards. Red est un garçon gentil mais dans la lune, ailleurs … En effet ce dernier est un surdoué. Il se fait alors surprendre alors dans la casse de la famille du jeune Ben Grimm. Après une courte explication, ce dernier décide de l’aider à construire sa prochaine invention, un téléporteur. Dans son garage. Avec l’accord de ses parents … Son expérience finit par réussir et il téléporte une petite voiture (en faisant au passage disjoncter toute la ville).

Pas le temps de dire « stop » que patatra on se retrouve 7 ans plus tard. Les deux gaillards montrent leurs expériences auprès de leurs professeurs qui ne sont nullement impressionnés. Mais un grand scientifique Franklin Storm sort alors de nulle part pour engager Red en lui offrant tout ce qu’il désire (moins de 5 minutes après l’avoir rencontré, montre en main).

Une intrigue trop courte

Si ce n’était pas évident, vous sentez déjà le gros point noir du film. Sinon prenez en compte cette nouvelle information : toute l’intrigue décrite juste au dessus se déroule en moins de 10 minutes. Ce n’est pas une plaisanterie.

Les 4 Fantastiques possèdent donc le scénario comportant le plus de facilités scénaristiques et de trous possibles depuis ces 10 dernières années. Comment montre-t-on les héros qui apprennent à maîtriser leurs pouvoirs ? Bah on le montre pas, on n’a qu’à faire une ellipse, c’est tellement pas intéressant après tout. Cette situation n’en est qu’une parmi une dizaine d’autres, mais même en les comptant cela ne justifie rien. On rushe, on saute, on oublie, on saccade, et on ne divertit pas.

Notre avis sur le scénario

Le scénario en lui-même est une catastrophe. Comment obtiennent-ils leurs pouvoirs par exemple ? Après avoir réussi à construire leurs fameux téléporteurs, ils décident – telles une bande d’amis bourrés décidant de partir faire la teuf à Deauville – de partir voir où cela les emmène. Véridique (et véridique aussi pour l’aspect bourré). Tout est à revoir. La Femme invisible obtenant ses pouvoirs alors qu’elle ne part pas avec eux, le grand méchant qui n’est nullement introduit comme tel … Il n’y a absolument aucune logique et même les quelques points qui pourrait être positif sont au final extrêmement mal exploité. Et cela nous conduit vers le prochain point, les personnages.

Les 4 Fantastiques avait un avantage de taille, son casting. Miles Teller (grandiose dans le film Whiplash !) Kate Mara, incroyable également dans la série House Of Cards. Michael B. Jordan, très bon dans Fruitvale Station, Jamie Bell … Vous l’aurez compris. Il y avait de la matière. Et bien RIEN n’est exploité.

Au delà du dépit, on trouve de la colère. De la colère qu’aucun de ces acteurs ne joue correctement, aucun ne provoque de l’empathie, aucun acteurs n’est attachant. AUCUN. Jamais, jamais un film de super-héros n’avait su défaillir à cette règle à l’exception de celui-ci. Le talent des acteurs en cause ? Nulement, la direction artistique ? Complètement.

Josh Trank fait ici un exploit donc, un grand chelem même. Connu pour son film Chronicles, le réalisateur prouve donc qu’il se rapproche plus du Uwe Boll que du Spielberg en un seul film. Le film est fade. La réalisation n’est nullement travaillée et on assiste à un film où la caméra se contente péniblement de montrer l’action. Le tout dans un montage complètement raté où on ne comprend rien au rythme que le réalisateur et les producteurs ont tenu à mettre en place. Autant être honnête : C’est n’importe quoi.

Conclusion

C’est peut-être dur à croire, mais ceci est une certitude : Rien n’est à sauver dans ce film, absolument rien. Des personnages pas attachants, une réalisation bâclée, un montage vomitif, des costumes ni fait ni à faire … Rien n’est à sauver. Et c’est pour cela que le film mérite, et très amplement un 1 sur 10 (Nous voulions lui mettre zéro, mais un « un » est tout de même plus humiliant). Les studios ont donc faire fort une fois de plus : Nous prouver qu’il est possible de faire pire, toujours pire. Sachez tout de même que les mots manquent afin de vous faire comprendre la rage provoquée par le visionnage de ce film. Une insulte, pure et simple donc.

Ma note personnelle : 1/10