Pixels : Très loin du Game Over

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Êtes-vous un gamer ? Un Geek ? Un Nerd ? Avez-vous déjà senti cette frustration lorsque vous loupez une plateforme, lorsque vous sentez l’adrénaline monter en vous mais que vous êtes à un point de la réussite. Sans jamais la toucher. Et bien aujourd’hui partons dans un film où si vous n’avez ni la fibre du jeu vidéo, ni la réussite, vous serez morts.

En 1982, beaucoup de personnes sauvaient le monde. Sam Brenner (Adam Sandler) et sa bande de copains ainsi que son rival Eddie « Fire Blaster » Plant (Peter Dinklage). Cependant ils ne le sauvaient que sur des bornes d’arcades à 25 cents la partie. Durant le premier tournoi de jeux vidéo au monde, toutes les parties sont enregistrés sur une cassette qui sera envoyé dans l’espace (très bons moyens de conserver ces souvenirs). Cependant cette même cassette est interceptée par des aliens qui prennent cela pour une déclaration de guerre. C’est donc à l’image des jeux vidéos de leurs enfance qu’ils reviendront, une dizaine d’année plus tard, pour semer la terreur sur la terre.

Le concept est donc génial : Prendre les protagonistes des jeux vidéos de bornes d’arcades, les places à notre époque et les montrer comme des antagonistes à taille humaine. Beaucoup critiquer aux départs, les mêmes critiques se sont tues après avoir vu le travail accordés à l’image et à ces même jeux. Tous sont bien trouvé et bien utilisé. Les barres de Tetris détruisent les buildings étage par étage une fois alignées, Pac-Man se voit pourchasser par des minis blindés en guise de fantômes … Tout est extrêmement bien pensé et ici se trouve le plus gros point positif du film.

Mais une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, mais elle n’est pas bonne pour autant. Car oui le film comporte de nombreux défauts dont on ne peut que difficilement passer à côté. Son scénario tout d’abord. Un gruyère serait composé de moins de trous et même un bon gros nanard comporterait moins de facultés scénarisitique. Comment les humains ont-ils pu trouver une arme en moins de 2h ? Comment cela se fait que c’est pile le meilleur ami du héros qui est devenu président des États-Unis ? Qu’elle était la probabilité pour que Adam Sandler est comme Love Interest LA scientifique chef d’état-major, et donc, la collègue du président qui est donc son meilleur ami ? Toutes ces questions, et d’autre encore, seront à jamais sans réponses …

Mais croyez le ou non, ces aspects s’oublient très vite tant le film fonctionne. Une comédie pure et dure où les dialogues s’enchaînent, les blagues (très bien trouvé pour la plupart) fusent et où on ne s’ennuie jamais. Certes on pourrait en demander beaucoup plus mais le spectateur à ce qu’il demande : De l’action, un scénario accrocheur et une forme qui tient la route. Est-ce plus compliqué ? Absolument pas. Beaucoup pourrait refaire le film en long, en large et en travers. Mais où serait l’intérêt ?

Une autre grande surprise du film vient de son casting. Adam Sandler tout d’abord. Hué depuis des années maintenant pour son travail à Hollywood, il devient difficile de voir la star américaine sur nos écrans. La raison ? Depuis quelquese temps, ce dernier est devenu la star la moins rentable d’Hollywood. Triste réputation pour celui qui a déjà su prouver sa valeur (notamment dans Punch Drunk Love de PTA).

Ici l’acteur tient la route. Pas parce que l’on se trouve dans un blockbuster, mais parce qu’il répond tout simplement à nos attentes. Oubliez sa mauvaise réputation, ici l’acteur donne ce qu’il a et le spectateur n’est pas déçu. Passons sur le reste du casting qui n’est composé que de vagues rôles secondaires (avec toute fois des acteurs plus important comme Sean Bean) pour arriver au GROS point fort de ce dernier : Peter Dinklage.

Imaginez un seul instant Peter Dinklage en combinaison moulante, la coupe mulet au vent et tirant au canon laser sur Pac-man. Deux solutions : Soit vous ne voyez pas l’intérêt d’une telle image (et dans ce cas le film n’est pas fait pour vous, ainsi que le second degré) ou soit vous comprenez le gros point fort du film : Il se prend complètement au sérieux. Et cela donne du grand n’importe quoi.

Un président qui demande des conseils à un installateur de TV, un nain à la coupe mulet et à un surdoué nerd/conspirationniste pour l’aider à combattre des envahisseurs qui ont la forme des héros de borne d’arcade. Cela rend tout simplement heureux de voir des films qui osent enterrer ce qu’il reste de respect pour les blockbusters.

Pixels est donc un immense nanard en devenir. Un pitch complètement barré, des acteurs stéréotypés et un scénario blindé de trous … Mais avant tout un bon moment à passer entre amis ou en famille. Quelques bières échangées devant un écran, des grosses moqueries concernant le vide scénaristique du film, pour enfin finir heureux de voir qu’un film, même vide de sens, puisse nous rapprocher et nous faire passer un bon moment. Son seul vrai défaut ? On le trouverait presque trop court.

Ma note personnelle : 7,5/10