PARADISE LOST: Le Biopic Classique

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Andrea Di Stefano est un acteur Italien, à l’affiche de grosses productions tels que Nine, L’Odyssée de Pi ou encore Mange, Prie, Aime. Avec Paradise Lost il endosse le rôle de réalisateur. Il s’agit ici d’un biopic sur le célèbre Pablo Escobar, vu par un touriste occidental. Après Che, réalisé par Steven Soderbergh, Bénicio Del Toro s’attaque à une autre figure célèbre d’Amérique Latine.

Synopsys

Nick, un jeune surfeur Canadien, (Josh Hutcherson) part vivre avec son frère en Colombie. Il va très vite tomber amoureux de Maria, la nièce de Pablo Escobar (Bénicio Del Toro) célèbre trafiquant de drogue de Colombie dans les années 1980. Nick va d’abord devenir un proche de Escobar puis une victime…

Andrea Di Stefano, ne nous propose pas avec Paradise Lost un biopic frontal sur Pablo Escobar mais un film qui se base sur une histoire d’amour entre ce jeune touriste Canadien et la nièce du célèbre trafiquant de drogue. Leur histoire d’amour naît (trop) rapidement, commence alors les rencontres avec la famille, les associés ainsi que des bras droits d’Escobar.

C’est avec les yeux de Nick, que nous découvrons Escobar,

homme au premier abord très chaleureux, prêt à aider son prochain, avec un sens de la famille et de vraies valeurs. D’un autre côté, tel un homme bipolaire on découvre alors l’autre Escobar, celui qui cache des diamants, de la drogue et qui assassine des milliers de personnes… C’est grâce à une caméra souvent subjective que nous voyons les scènes, les discours et les facettes de Pablo Escobar. L’évolution de ce dernier est brillamment joué par Bénicio Del Toro, tantôt philanthrope tantôt assassin.

Critique

Malheureusement ce procédé est loin d’être original, surtout pour traiter d’un homme aussi controversé. On pense dès les 20 premières minutes, au film de Kevin Macdonald The Last King of Scotland traitant de Idi Amin Dada, le dictateur fou du Ouganda des années 1970. En quelques mots : Un jeune diplômé en médecine décide de partir en Ouganda pour aider la population, il rencontre sur sa route le futur dictateur, incarné par le très bon Forest Whitaker.

Déjà dans ce film, l’occidental naïf devient un proche du dictateur et nous découvrons à travers ses yeux qu’il n’est pas l’homme philanthrope qu’il prétend être…

C’est donc sous ces airs de déjà vu que le film poursuit son chemin, même si la narration est fragmentée elle reste peu originale. Mais ce rapprochement n’enlève rien au faite que Pablo Escobar ai été trop peu représenté en fiction. Le but du film étant de montrer comment cet homme à la fois adulé tel un dieu par une certaine partie du peuple Colombien était aussi hais par la plupart des chefs d’Etats mondiaux. Rappelons que Pablo Escobar a tué plusieurs milliers de personnes et fût l’un des 7 plus riches hommes au monde grâce au trafic de cocaïne, il sera assassiné en 1993.

Paradise Lost est aussi construit de scènes de tensions formidables, lors du choix que Nick doit faire avec la vie du fils de paysan ou encore lorsque Nick tente de fuir le gang d’Escobar. La bande sonore suit les périples de ce jeune homme pour une bonne dose d’adrénaline.

Un film qui nous montre l’ascension de cet homme au nom qui résonne encore, ascension un peu trop éclipsé à mon goût au profit d’une histoire d’amour sans grand intérêt. Mais qui permet de découvrir la vie de cet homme et la part de meurtre qui lui est dû.

Ma note personnelle : 6,5 sur 10.

Bande annonce Paradise Lost