Ma vie avec Liberace : Une bonne surprise derrière le chandelier.

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Mais que se cache-t-il derrière le chandelier ? » Ma vie avec Liberace« . Pour être tout à fait honnête je n’avais aucune idée de qui il était avant d’entendre parler de ce biopic. Mais aujourd’hui Soderbergh tente de refléter la vie de cet homme derrière le chandelier le plus fidèlement possible au livre de Scott Thornson, son amant avec qui il vécut pendant 5 ans.

Même si Soderbergh ne nous avait plus habitué à des films aussi poussés, son talent n’est aujourd’hui plus a prouvé. Depuis ces débuts avec « Sexe, mensonge et vidéos« , on le sait capable de merveilles à la fois sur des films comme « Ocean’s Eleven« ou encore sur des films plus historiques comme « Che » partie 1 et 2.

C’est dans une atmosphère lumineuse et une ambiance luxueuse et pailletée que l’on découvre la vie du grand Liberace. Scott, jeune homme homosexuel, le découvre lors d’un show à Las Vegas. Il tombe alors sous le charme de cette homme charismatique et extravagant et se laisse entraîner dans une liaison dont il ne sortira pas indemne.

C’est en regardant ce film que l’on comprend pourquoi le réalisateur a tenu à attendre pendant plus d’un an, la guérison de Michael Douglas pour lui offrir le rôle du pianiste Liberace. On assiste ici à une performance qui frôle l’excellence. Il est méconnaissable dans ses longues robes et dans ses allures de pianistes extravagant. On pourrait certainement penser que la manière dont Michael Douglas interprète le pianiste Liberace relève du « cliché », mais l’on sait qu’il s’approche au plus près du personnage originel.

Le côté ironique du film est aussi le fait que Michael Douglas nous a beaucoup plus habitué à des films sulfureux dans un rôle de « mâle » si je puis dire avec sa fameuse « trilogie érotique » composé de « Liaison fatale« , « Basic instinct » et « harcèlement« . Aujourd’hui c’est dans rôle largement différent qu’il nous surprends, encore et toujours.

Matt Damon de son coté est poignant. Il nous fait ressentir les émotions de Scott Thornson et la complexité de sa relation avec le pianiste. On sent l’ amour profond qu’il peut ressentir envers Liberace, ses sentiments, mais également sa dépendance. En effet, Scott est dépendant du pianiste, il devient petit à petit tout ce qu’il a et il ne peut plus s’en séparer. Il est comme un prisonnier qui n’arrive pas à se libérer.

Tout cela est donc mis en scène dans des décors magnifiques, tout en brillance, reflétant le mode de vie de Liberace, baignant dans l’atmosphère « Seventies » de Las Vegas. Un film sublime, même si nous pouvons y trouver quelques bémols. Mon point de vue étant que l’on verrait plus un autre réalisation au commande de ce film. Celle choisie par Soderbergh se compose de quelques longueurs qui déprécie au film. Mais même si on pouvait imaginer une autre manière de le réaliser, il fallait tout de même rester fidèle au livre originel.

Le fait de laisser libre court à son imagination n’est pas possible lorsque l’on doit rester fidèle à une œuvre. On peut donc saluer le réalisateur pour avoir adapter au mieux les mémoires de Scott Thornson. Malgré la qualité du film, on reste un peu sur notre fin et on retient plus en mémoires le jeu d’acteur spectaculaire plutôt que l’histoire en elle-même.

Ma note personnelle : 6,5/10