« Love » de Gaspard Noé est finalement interdit aux moins de 18 ans

2min

Alors que l’équipe du film « Love » pensait avoir gagné la bataille grâce à une restriction aux moins de 16 ans lors de sa sortie en salles, le tribunal administratif de Paris, motivé par une association conservatrice, en a décidé autrement.

Vincent Maraval, producteur du film, a annoncé hier, via son compte Twitter, que Love allait finalement être interdit aux mineurs.

Gaspard Noé, le réalisateur, a quant à lui déclaré qu’il s’agit là d’une « aberration« .

Au journal Libération il avoue que cette décision est un « anachronisme absolue » dont le risque est de voir naître « une autocensure des cinéastes et scénaristes » en France.

C’est l’association « Promouvoir« , catholique et très conservatrice, dont le but est de « promouvoir les valeurs judéo-chrétiennes dans la société » qui a demandé au juge de statuer une nouvelle fois sur la classification de Love.

Ce dernier a estimé que : la « répétition » et l’« importance dans le scénario » de scènes de sexe non simulées sont « de nature à heurter la sensibilité des mineurs ».

Si Promouvoir reste très discrète dans les médias du fait de sa « méfiance viscérale » de la presse (Voir l’article de l’Express du 12 juin dernier) elle n’en reste pas moins influente. En témoigne sa récente victoire quant à l’interdiction aux moins de 18 ans de Saw-3D. Ce fut également le cas de le deuxième partie de Nymphomaniac du danois Lars Von Trier, également pris en grippe par l’association.

Love, sorti le 15 juillet dernier et dont notre critique est disponible ici, n’est plus diffusé que dans 33 salles en France.

Vincent Maraval, bien décidé à ne pas en rester là, semble vouloir faire appel de cette décision.