Le Petit Prince (film): La magie de l’innocence

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Qui ne connaît pas le conte du Petit Prince ? Ce chef-d’oeuvre écrit par Antoine de Saint-Exupéry renait une nouvelle fois de ces cendres avec sa toute nouvelle adaptation au cinéma par Mark Osborne. Aura-t-on droit à une énième remake ou à une nouvelle oeuvre rafraîchissante ? Indice : Le titre vous a déjà spoilé.

Synopsys du film

Dans une grande ville du 21e siècle, une petite fille voit son destin tout tracé. Après avoir échoué à l’examen d’entrée de la plus grande de toutes les écoles, elle doit maintenant se concentrer sur une seule et unique chose : Son avenir. Et pour cela sa mère n’hésite pas à lui préparer ce qu’elle appelle un « plan de vie« . Année par année, jour par jour et heure par heure, la vie de cette petite fille se voit toute tracée. Mais un beau jour, un drôle de dessin, envoyé par son vieux voisin aviateur, attiré sur son bureau, un dessin d’un Petit Prince.

Comment Mark Osborne a ré-inventé le Petit Prince

Alors que beaucoup se demandait comment était-il possible de rendre ce conte pour enfant plus moderne (de par sa nature très enfant justement), Mark Osborne a trouvé la solution : Ré-inventer le conte. En gardant bien évidemment l’histoire principal, Mark Osborne choisit de nous emmener dans une histoire riches en rebondissements, où le message est clair et précis : En chacun de nous se cache toujours l’enfant qu’on était.

C’est ce que représente ce vieil aviateur justement. Vieux, abandonné et cloitré dans sa vieille maison qui ferait presque tâche, il représente ce que chacun d’entre nous à encore en lui. Notre infantilité, notre joie de vivre que chacun tente de faire disparaître dans sa vie morne et sombre … Ce n’est pas le fait de grandir qui est un problème, le problème est d’oublier. D’oublier à quel point le bonheur est à porter de main.

Comment a été réalisé le film:

En terme d’animation, le choix est également très bien construit. Deux formes nous sont proposés. Une forme très classique en 3D et image de synthèses, et une autre appelé « l’animation par volume« , représenté les personnages comme des simples feuilles de papier. C’est à travers ces dernières que nous connaîtront l’histoire du Petit Prince. Telle la petite fille qui lit et se redécouvre en lisant les histoires du vieil homme, le spectateur lui aussi découvre le conte, dans ces bouts de papiers griffonnés.

Accompagné d’une musique féerique

Mais une telle féerie ne serait pas possible sans une BO tout aussi enchanteresse, et quel régal une nouvelle fois. Hans Zimmer (dont la réputation n’est plus à faire) quitte les musiques sombres du chevalier noir et la folie interstellaire pour nous faire voyager dans un environnement doux, chaleureux … En d’autre termes : Féerique.

Notre avis: allez voir le film !

Que dire de plus ? Rien. Si ce n’est qu’un voyage riche en rebondissement vous attend dans vos salles sombres. Oubliez la tristitude du quotidien, la fournaise de vos bureaux. Oubliez cette monotonie, enfermé dans des carcasses de métal devant un péage ou sur un parking. Le Petit Prince nous prouve à chacun que la magie du cinéma porte bien son nom, et plaira aux plus jeunes, mais surtout aux plus grands.

Ma note personnelle : 9/10