Le gouvernement russe interdit le film Enfant 44 de Daniel Espinosa

2min
enfant-44.png

Enfant 44, sorti en France, s’est vu interdit de projection en Russie sous prétexte d’une déformation « inacceptable » de l’Histoire.

Un communiqué du ministère de la culture russe, ayant à sa tête Vladimir Medinsky depuis mai 2012, nous apprend que le film « Enfant 44 » ne sera pas diffusé dans les salles obscures russes : « La société Central Partnership a retiré à la demande des autorités sa demande de licence de distribution. » Ce communiqué met en avant : » la distorsion de faits historiques et l’interprétation particulière d’événements se déroulant avant, pendant et après la seconde Guerre Mondiale. »

Une décision prise après le visionnage par un comité d’experts russes, ayant estimés que la diffusion d’un tel film est « inacceptable« . Cette interdiction prend effet la vieille du soixante-dixième anniversaire de la Bataille de Berlin, ayant eu lieu du 16 avril au 2 mai 1945. Elle marque la victoire de l’armée Rouge sur des forces Nazis exsangues et mène directement à la capitulation allemande du 8 mai 1945. La ville de Berlin fut en partie détruite durant cette bataille.

Le ministre de la culture russe, Vladimir Medinsky, déclare que la Fédération de Russie est dépeint dans le film comme un pays : « avec des êtres humains déficients du point de vue physique et moral et où se produit un bain de sang commis par des anthropophages et des vampires (…) Les films comme ‘Enfant 44′ ne doivent pas sortir sur le grand écran dans notre pays et gagner de l’argent sur le dos de nos spectateurs«

Réalisé par par le suédois Daniel Espinosa, Enfant 44 est une adaptation d’un roman du britannique Tom Rob Smith paru en 2008. Le film nous narre l’histoire de Leo Demidov, incarné par Tom Hardy, un agent de la police secrète russe ,MGB, ancêtre direct du célèbre KGB. Nous somme en 1952 et Leo Demidov découvre qu’un tueur en série, s’attaquant à des enfants, sévit en URSS. Le pays est alors dirigé d’une main de fer par Staline qui, d’après le scénario du film, se refuse à accepter l’existence d’un tel criminel dans son utopie communiste.

Tom Hardy y partage principalement l’affiche avec Gary Oldman, Noomi Rapace et Vincent Cassel.