Captain America 2 : 100% héros, 100% cliché

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Après un premier volet ni fait ni à faire, « Captain America » partait déjà avec un sérieux handicap. Mais depuis la sortie de « Avengers« , Marvel semble vouloir redorer son blason. Après un « Thor 2 » à la réception globalement positive, c’est maintenant au tour du First Avenger de nous montrer si la saga peut se renouveler.

Après le réveil de Steven Rogers et la fin du crâne rouge, le captain continue à travailler pour le SHIELD en compagnie de la « Black Widow » Natasha Romanoff. Mais après un attentat sur le directeur du SHIELD Nick Fury, le captain et son acolyte se voient traquer à la fois par leur propre organisation, mais également par un mystérieux assassin : Le Winter Soldier.

Il est difficile de ne pas comparer ce deuxième voler au premier, mais le résultat est-il plus convenable ? La vérité est que, même si le résultat final est bien meilleur que le premier volet, ce deuxième opus ne peut vraiment pas être considéré comme de qualité. Le film tout entier est amené dans une intrigue de théorie de complot, mélangé par des scènes de baston (qui il faut l’avouer sont, elles, de qualité).

Mais malgré une évolution et une résolution de l’intrigue tout le long du film, les soupirs se font plus qu’entendre tant elle est banale et sans surprise. L’intrigue aurait pu gagner en profondeur et en mystère en se concentrant bien plus sur le principale antagoniste du film : Le Winter Soldier. Ce méchant charismatique aurait pu être bien mieux mis en scène, afin d’obtenir une certaine grandeur, comme en a eu le Joker de Heath Ledger de « The Dark Knight » par Christopher Nolan. Le film tout entier aurait pu reposer sur lui, mais le duo de réalisateur a préféré se cantonner à la méthode Michael Bay (comprenez une explosion toutes les 5 minutes).

Même la technique ne relève pas le niveau. La 3D n’a jamais autant fais mal aux yeux. Le mot inutile ne conviendrait même pas pour définir son utilisation. Son seul effet : Un immense mal de crâne dès la deuxième partie du film. Le montage ultra-rapide ne fait qu’amplifier ce malaise tant on ne peut pas se concentrer sur une image plus de 10 secondes.

Que penser alors de la mise en scène ? Chaque séquences, chaque scènes vous rappelleront forcément un autre film tellement celles-ci ont été utilisés au moins 1 fois par chaque réalisateur de téléfilm. Chris Evans est insipide, de même que le reste du casting composé de : la jeune acolyte sexy et mystérieuse à la fois (Scarlett Johannson), le pote Black qui ne se révèle utile qu’à la fin du film (Anthony Mackie) et le gentil patron que l’on devine méchant dès les dix premières minutes du film (Robert Redford).

En somme, aucune surprise donc. Marvel, contrairement à DC Comics, n’a pas encore sauté le cap de la puberté. Son public grandit tandis que la licence reste ancré dans une ère post-adolescente. Le scénario, au lieu d’être travailler et étudier pendant des mois, aurait très bien pu être écrit par un enfant de 10 ans sur un coin de table en 30 minutes (montre en main). On attend donc de voir ce que le duo de réalisateur va nous réserver pour le 3e volet de la série, le tout bien évidemment en craignant le pire.

Ma Note Personnelle : 2/10

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