Au Bout Des Labels – Kendrick Lamar

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Cette semaine, Au Bout Des Labels se penche sur le petit dernier de Kendrick Lamar, To Pimp A Butterfly. L’album a battu des records d’écoute sur les plateformes de streaming une semaine avant sa sortie officielle. Si c’est pas un exploit ça, je ne sais pas ce que c’est. Et le plus beau, c’est que c’est totalement mérité. L’album est excellent. Il a même reçu l’excellente note de 9.3 sur 10 et le titre de meilleure nouvelle musique sur le classique pitchfork

L’album a battu un record d’écoute sur Spotify dès le premier jour avec certaines tracks écoutées 9,6 millions de fois. Bravo l’artiste.

Bon, un album qui bat le record d’écoute le premier jour de sa pré-sortie c’est bien beau, mais est-ce que To Pimp A Butterfly vaut le coup ? Est-ce vraiment un bon album ? Bon bien sûr, les goûts et les couleurs sont subjectifs. Mais je pense que tous ceux appréciant le Hip Hop pourront se mettre d’accord pour affirmer que oui, c’est un excellent album. Commençons par l’instru. Lamar s’est entouré de la moitié d’un groupe de Jazz sur tout l’album. Ainsi, le pianiste Robert Glasper, le producteur et saxophoniste Terrace Martin et le bassiste californien Stephen Bruner aka Thundercat apportent la dimension Jazzy qui rend l’album intéressant musicalement. Qu’on ne s’y méprenne pas, l’instru reste bien Hip Hop, notamment au niveau de la rythmique. Mais si on y prête plus d’attention, on se rend vite compte de la richesse du son. Niveau lyrics, tout comme niveau instru, on s’éloigne de ce qu’on connait de Lamar. Le tout parait plus mature. Les textes sont sérieux

À ce point-là, on peut affirmer que Kendrick Lamar ne s’est pas foutu de la gueule de son public. Il nous offre un album mature et cohérent avec une instru et des textes bien travaillés. To Pimp A Butterfly s’annonce dors et déjà comme un classique